Impasse et perd : le nouveau recueil La Noiraude / Noir sur la Ville sort ce week-end à Lamballe !

15 11 2018

Question : Je suis jaune mais je ne suis pas un gilet, je suis noir mais je ne suis pas un vendredi, je suis un livre mais je ne suis pas un roman, je suis amateur mais je suis aussi pro : je suis ? Je suis ? Je suis ?…
 Impasse et perd  le dernier né de la longue lignée de recueils de nouvelles noires et policières de La Noiraude et de La Fureur du Noir (nous ne dirons pas qui est le papa…).
Il est tout beau, tout chaud et vous aurez le privilège de l’acquérir durant le Festival Noir sur la Ville qui se déroule ces samedi 17 et dimanche 18 novembre à Lamballe. Tous les auteurs (amateurs et pros) seront présents sur les différents stands pour vous faire une petite dédicace si le coeur vous en dit et ils seront ravis de le faire en plus.

Impasse et perd est l’occasion de retrouver Florence Médina, qui revient côté Pros à Lamballe avec deux romans jeunesse sortis en 2018 et Olivier Roux, invité spécial pour ce recueil : voilà qui rend celui-ci encore plus émouvant et savoureux pour La Noiraude et la Fureur du Noir.

Sans oublier la présence d’une autre ancienne lauréate Anne-Céline Dartevel, invitée pour ses nouvelles chez In-8 et au sommaire d’un nouveau recueil chez Goater sur les 7 péchés capitaux : Les Septs Œuvres de Miséricordes (et oui, z’ouevres…).
Alors, venez faire un tour à Noir sur La Ville pour cette 22è édition qui sera encore de très belle facture.

Impasse et perd : 10 nouvelles de Bruno Baudart, Mélissa Bickelhaupt, Vincent Caumont, Yvon Coquil, Florence Medina, P.H. Nieto, Patrick Pécherot, Elena Piacentini et Olivier Roux – Editions La Gidouille, 2018 – 133 pages – 9€

Manuel Le Bars pour la Noiraude

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« No limit » : un livre-disque en hommage à Art Pepper

28 09 2018


La Noiraude est heureuse aujourd’hui : un de ses pensionnaires est en train de préparer un bien beau recueil de nouvelles qui sera accompagné d’un disque !
Dominique Delahaye, présent à La Noiraude depuis 2003 avec sa nouvelle « à fonds de cale » parue chez In8, a décidé de réunir douze auteurs autour de l’oeuvre d’Art Pepper. Parmi eux de vieux compagnons de route du polar ainsi que d’anciens lauréats du concours de nouvelles de la Noiraude.
La musique du célèbre saxophoniste de la côte ouest américaine, disparu en 1982, sera le point de départ de chacun des douze textes, mis aussi en images par douze illustrateurs. Autant dire qu’il s’agira là d’un bel objet que tout amateur de polar et de jazz se devra de posséder dans sa bibliothèque personnelle. La Noiraude ne passera certainement pas à côté en tout cas !
L’ouvrage est visible sur la plate-forme de financement participatif « Ulule ». Portée par l’association « A Contre Courant », dont le siège social se situe sur une péniche, la campagne de soutien se terminera le 28 novembre 2018 à 23h59. Si l’objectif est atteint, vous recevrez gratuitement votre livre et des cadeaux supplémentaires. Attention à ne pas trop traîner, « Hommage à Art Pepper – No Limit » ne sera tiré qu’à 700 exemplaires : pas sûr qu’il y en ait pour tout le monde…

Manuel Le Bars pour la Noiraude

 

 

 





Deux rencontres et quatre lauréats !

27 06 2018

Déjà un mois ! C’est le 24 mai que la Noiraude a eu l’honneur d’accueillir dans son antre Yvon Coquil, le plus brestois des auteurs de polar, accompagné de Briac, l’illustrateur le plus rouge et noir de Bretagne puisque vivant à Guingamp.
Les deux compères n’ont pas tari d’anecdotes et autres souvenirs sur leurs carrières respectives devant un public nombreux d’amateurs conquis.

 

En préambule, l’équipe de la Noiraude et de la Fureur du Noir (représentée par Alain Le Flohic et Denis Flageul) ont dévoilé les noms des lauréats du dernier concours de nouvelles noires et policières. Quatre textes ont été retenus qui nous emmènent dans des ambiances variées alors même qu’ils sont basés sur la même photo, thème du concours.

Vincent Caumont (Poitiers) nous emmène dans « L’impasse » pour une histoire de coup de main qui tourne mal. Mélissa Bickelhaupt (Paris), elle, nous parle d’une visite « à domicile » qui ne se déroule pas forcément comme prévue. P.H. Nieto (Paris), présent lors de cette soirée, nous fait rencontrer « La fille qui savait se mettre à table » mais pas simplement pour meubler. Enfin, Bruno Baudart (Meze) rend visite à « Guignolet et Kirsch » pour une vengeance qui se mange, effectivement, froide.
Les quatre heureux amateurs, présents à Lamballe les 23, 24 et 25 novembre 2018 pour la sortie du recueil aux Editions de la Gidouille, seront accompagnés de cinq auteurs pros, Elena Piacentini, Patrick Pécherot, Florence Médina, Yvon Coquil et Olivier Roux. Les plus perspicaces auront évidemment reconnu deux de nos anciens lauréats dans cette liste…

Un beau week-end en perspective mais en attendant la Noiraude vous souhaite déjà un très bel été !

Manuel, pour la Noiraude

 





#19e Bière Littéraire de la Noiraude

4 05 2018

À l’approche des beaux jours, la Noiraude trépigne d’impatience dans l’attente de sa traditionnelle Bière Littéraire annuelle. Pour cette dix-neuvième édition, ce ne sera pas un, mais deux invités qui vont passer dans la moulinette à questions de votre vache préférée. Elle accueillera le plus brestois des auteurs de polar, Yvon Coquil, dont le recueil de nouvelles « Métal amer » (ed. Sixto) a marqué les esprits. Yvon Coquil sera au sommaire du prochain recueil du concours de nouvelles noires et policières à paraître en novembre 2018 aux valeureuses éditions de la Gidouille.

L’accompagnera le dessinateur Briac, son compère d’édition dans l’album « Quitter Brest » (édition Sixto), et auteur du superbe « La Nuit Mac Orlan », scénarisé par le non moins brestois Arnaud Le Gouëfflec.

Cette soirée sera aussi l’occasion de vous dévoiler le palmarès 2018 du concours de nouvelles La Noiraude / La Fureur du Noir. Deux bonnes heures ont été nécessaires au jury afin de finaliser la sélection. En témoigne cette photo prise après le match, sur laquelle on ne ressent pas trop la fatigue des participants malgré l’âpreté des débats.

C’est donc une Bière Littéraire sous le signe des ports et de la mer à laquelle vous êtes convié.e.s ce jeudi 24 mai à la Médiathèque de Pordic.

Et le lendemain, le 25, il y aura, toujours à Pordic, à la Ville Robert… l’autre partie de cette double soirée polar.
La suite au prochain numéro !

 

Manuel Le Bars, pour la Noiraude

 





Parole de lauréat(e)s – 10 – Axel Sénéquier

23 03 2018

La Noiraude a été invitée à participer au dossier « La nouvelle française : même pas morte ! » du numéro 129 de la revue « 813 ». Un « tableau d’honneur » d’ex lauréat-e-s du concours co-organisé avec Noir sur la Ville, qui se sont vu édité-e-s par la suite, a été réalisé à cette occasion. C’était donc le moment de leur poser quelques questions et revenir sur leurs expériences respectives.

 

Après Johanna Witek, voici les réponses d’Axel Sénéquier, lauréat en 2009 pour sa nouvelle « Le train de 6h06 » publiée dans le recueil « Tout le monde descend ! ».

 

1 – Au moment de votre publication dans le recueil La Noiraude / Noir sur la Ville, où en étiez vous, dans votre activité d’écriture ?
J’ai été publié dans la Noiraude alors que j’avais déjà 4/5 années de participation à des concours derrière moi. J’ai commencé les concours un peu par hasard: j’ai entendu parler d’un concours, j’y ai participé et je l’ai gagné. A partir de là, je me suis plongé dans le sujet. Jusque là, j’avais écris des romans mais j’étais frustré: beaucoup de temps et d’énergie pour mener à bien un roman, et en contrepartie, des lettres-types des éditeurs pour me refuser. Je n’avais aucun retour constructif sur mon travail ni aucune piste pour progresser. Les concours m’ont apporté cela: des lecteurs, des commentaires sur mes textes, des prix, des rencontres.
La Noiraude était un concours réputé (je ne fais plus de concours depuis 2011, donc je ne suis plus au courant, j’imagine que ça n’a pas bougé). J’ai fait partie des finalistes à ma première participation et des 5 publiés lors de ma deuxième. C’était une vraie reconnaissance (publication avec des auteurs édités) et une belle marche vers la publication en solo.

2 – Aviez-vous une volonté ferme d’écrire du Noir ? Ou du policier ? Ou peu vous importait alors le genre des nouvelles attendues pour les concours en général ?
J’écrivais à la fois des nouvelles contemporaines et des nouvelles noirs/policières. J’aimais bien les 2 genres et je participais et lisais indifféremment les 2 types de nouvelles. Après avoir été publié tout seul, je n’ai plus écrit de noir/polar, une simple histoire d’envie.

3 – Ce concours, comme beaucoup d’autres, est à thème : une contrainte pour vous ?
J’aimais bien les thèmes de la Noiraude. Et j’ai lu plusieurs recueils de textes lauréats. C’était une excellente contrainte. Plus le thème est contraignant, plus l’exercice est riche (contraintes de temps, de longueur, de thèmes…). L’objectif n’était pas de recycler des vieux textes mais bien d’apprendre l’écriture en me forçant à travailler sur des thèmes imposés. Le thème semble parfois scolaire et ressemble à une figure imposée, néanmoins maintenant que j’écris sans contrainte sur les thèmes que je choisis librement et avec la forme que je veux, cela me manque parfois…

4 – Ce concours a-t-il déclenché des envies plus grandes d’écriture chez vous, ou non ?
Non, pas particulièrement. Le premier concours que j’ai gagné a été un déclencheur. Les suivants s’inscrivaient dans un parcours et dans un prolongement. En revanche, les concours m’ont permis de progresser et de jauger mon évolution. Vers la fin de ma participation, j’arrivais à faire partie des nouvelles finalistes ou primées régulièrement. J’ai commencé à accumuler pas mal de publications en recueils collectifs. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de tenter ma chance en édition solo. Les concours de nouvelles ont été mon école d’écriture (un peu comme les courts-métrages pour les réalisateurs). Du moment où j’ai été publié individuellement, j’ai quitté l’univers des concours (c’était un peu comme entrer au collège, stressant et nouveau).

5 – Avez-vous tout de suite essayé de vous lancer dans un roman … si ce n’était pas déjà le cas auparavant…
Non, j’avais essayé le roman auparavant mais j’ai vu que ce n’était pas (encore) mon domaine. Je me suis tourné vers le théâtre.

6 – Continuez-vous à écrire des nouvelles ? Pourquoi ou pourquoi pas (ah ah!)
Non, aujourd’hui, je n’écris plus de nouvelles. Pour de simples questions d’envie: je suis dans une phase où je fais beaucoup de théâtre: écriture, mise en scène, je viens de lancer ma compagnie… De temps en temps, entre deux projets, écrire une nouvelle me démange… Je fonctionne par periodes, peut-être que j’y reviendrai un jour?

 

 

Depuis la publication de « Tout le monde descend ! », Axel Sénéquier a publié « Une heure à tuer » édition du Petit Pavé, 2012 – (Collection Maison Noire (Policier) )

 

Manuel Le Bars pour La Noiraude





Parole de lauréat(e)s – 9 – Johana Witek

18 03 2018

La Noiraude a été invitée à participer au dossier « La nouvelle française : même pas morte ! » du numéro 129 de la revue « 813 ». Un « tableau d’honneur » d’ex lauréat-e-s du concours co-organisé avec Noir sur la Ville, qui se sont vu édité-e-s par la suite, a été réalisé à cette occasion. C’était donc le moment de leur poser quelques questions et revenir sur leurs expériences respectives.

 

Après Emmanuelle Urien, voici les réponses de Johana Witek, lauréate en 2003 pour sa nouvelle « Tu aimeras la vie » publiée dans le recueil « Le 11ème Commandement ».

 

1 – Au moment de votre publication dans le recueil La Noiraude / Noir sur la Ville, où en étiez vous, dans votre activité d’écriture ?
C’était mon premier concours. Cela a été libérateur. Je me suis dit, un peu comme Martin Eden, c’est pour moi alors, moi aussi je peux écrire ! 

2 – Aviez-vous une volonté ferme d’écrire du Noir ? Ou du policier ? Ou peu vous importait alors le genre des nouvelles attendues pour les concours en général ?
Je venais du scénario. J’avais travaillé le noir en ce sens. Je ne suis pas une lectrice de polar,  en revanche je l’aime au cinéma, encore aujourd’hui, j’écris du thriller sans en lire. 

3 – Ce concours, comme beaucoup d’autres, est à thème : une contrainte pour vous ?
Le thème est une invitation, pas une prison. C’est nécessaire au début d’ailleurs de travailler avec des contraintes. Un très bon exercice. 

4 – Ce concours a-t-il déclenché des envies plus grandes d’écriture chez vous, ou non ?
Oui. Cela m’a donné confiance. J’ai poursuivi, j’ai écrit d’autres nouvelles,  gagné d’autres concours, puis je suis passée au roman et à la jeunesse. 

5 – Avez-vous tout de suite essayé de vous lancer dans un roman … si ce n’était pas déjà le cas auparavant…
J’ai d’abord écrit du scénario, puis des nouvelles, puis un et deux romans, puis j’ai découvert la littérature jeunesse. Aujourd’hui, je reviens au roman adulte. L’écriture est un long voyage, un projet amène à une nouvelle envie. Je n’ai jamais eu de rêve d’écriture, j’ai écrit c’est tout et c’est devenu un métier. J’ai écrit de tout, tout le temps, n’importe quoi comme disait Duras et j’ai creusé ma forme, je poursuis encore ma recherche. 

6 – Continuez-vous à écrire des nouvelles ? Pourquoi ou pourquoi pas (ah ah!)
Non. Parce que les éditeurs sont frileux. Parce que les français en lisent peu. Mais j’aime cette forme. J’y reviendrai certainement. 

Et vous pouvez rajouter ce que vous voulez pour votre défense…
Je plaide coupable. Je ne regrette rien. 

Jo Witek - Récit intégral (ou presque) de mon premier baiser

 

Depuis la publication de « Le 11ème Commandement », Johana Witek a publié « Récit intégral (ou presque) de mon premier baiser », édition Seuil, 2009 – (Collection Karactère(s) )

 

Prochaine parole de lauréat => Axel Sénéquier

Justine Richecoeur pour La Noiraude





Parole de lauréat(e)s – 8 – Emmanuelle Urien

13 03 2018

La Noiraude a été invitée à participer au dossier « La nouvelle française : même pas morte ! » du numéro 129 de la revue « 813 ». Un « tableau d’honneur » d’ex lauréat-e-s du concours co-organisé avec Noir sur la Ville, qui se sont vu édité-e-s par la suite, a été réalisé à cette occasion. C’était donc le moment de leur poser quelques questions et revenir sur leurs expériences respectives.

 

Après Serge Reynaud, voici les réponses de Emmanuelle Urien, lauréate en 2005 pour sa nouvelle « Chien méchant » publiée dans le recueil « Mes Chers voisins ».

 

1 – Au moment de votre publication dans le recueil La Noiraude / Noir sur la Ville, où en étiez vous, dans votre activité d’écriture ?
Il me semble qu’à l’époque, je participais déjà à pas mal de concours et que j’en avais gagnés quelques-uns… Mais c’était ma première publication dans un « vrai » livre, merci la Noiraude !

2 – Aviez-vous une volonté ferme d’écrire du Noir ? Ou du policier ? Ou peu vous importait alors le genre des nouvelles attendues pour les concours en général ?
Je ne me suis jamais posé la question du genre quand j’écrivais, mais mes nouvelles sont naturellement noires, sans être policières à proprement parler.

3 – Ce concours, comme beaucoup d’autres, est à thème : une contrainte pour vous ?
Le thème est toujours une contrainte mais, dans l’écriture, je me suis aperçue que les contraintes étaient d’excellents déclencheurs d’inspiration. Dans ce domaine, la liberté absolue peut en effet paralyser.

4 – Ce concours a-t-il déclenché des envies plus grandes d’écriture chez vous, ou non ?
Peut-être pas le concours en lui-même, mais le salon de Lamballe, ses organisateurs, son public et les auteurs, tout ça m’a confortée dans l’idée que l’écriture aboutissait à de belles rencontres. Rien que pour ça…

5 – Avez-vous tout de suite essayé de vous lancer dans un roman … si ce n’était pas déjà le cas auparavant…
J’ai mis un peu de temps avant de passer au roman, à vrai dire (sauf si on compte un galop d’essai de 400 pages complètement raté qui dort dans mes fichiers depuis le siècle dernier). C’était un grand pas à franchir.

6 – Continuez-vous à écrire des nouvelles ? Pourquoi ou pourquoi pas (ah ah!)
Oui, mais moins, et surtout sur commande. Pourquoi ? Parce que je veux écrire un nouveau roman, un quatrième. Je cherche juste un thème imposé…

Emmanuelle Urien - Toute humanité mise à part

 

Depuis la publication de « Mes Chers Voisins », Emmanuelle Urien a publié « Toute humanité mise à part », édition Quadrature, 2006.

 

Prochaine parole de lauréat => Johana Witek

Justine Richecoeur pour La Noiraude