Deux rencontres et quatre lauréats !

27 06 2018

Déjà un mois ! C’est le 24 mai que la Noiraude a eu l’honneur d’accueillir dans son antre Yvon Coquil, le plus brestois des auteurs de polar, accompagné de Briac, l’illustrateur le plus rouge et noir de Bretagne puisque vivant à Guingamp.
Les deux compères n’ont pas tari d’anecdotes et autres souvenirs sur leurs carrières respectives devant un public nombreux d’amateurs conquis.

 

En préambule, l’équipe de la Noiraude et de la Fureur du Noir (représentée par Alain Le Flohic et Denis Flageul) ont dévoilé les noms des lauréats du dernier concours de nouvelles noires et policières. Quatre textes ont été retenus qui nous emmènent dans des ambiances variées alors même qu’ils sont basés sur la même photo, thème du concours.

Vincent Caumont (Poitiers) nous emmène dans « L’impasse » pour une histoire de coup de main qui tourne mal. Mélissa Bickelhaupt (Paris), elle, nous parle d’une visite « à domicile » qui ne se déroule pas forcément comme prévue. P.H. Nieto (Paris), présent lors de cette soirée, nous fait rencontrer « La fille qui savait se mettre à table » mais pas simplement pour meubler. Enfin, Bruno Baudart (Meze) rend visite à « Guignolet et Kirsch » pour une vengeance qui se mange, effectivement, froide.
Les quatre heureux amateurs, présents à Lamballe les 23, 24 et 25 novembre 2018 pour la sortie du recueil aux Editions de la Gidouille, seront accompagnés de cinq auteurs pros, Elena Piacentini, Patrick Pécherot, Florence Médina, Yvon Coquil et Olivier Roux. Les plus perspicaces auront évidemment reconnu deux de nos anciens lauréats dans cette liste…

Un beau week-end en perspective mais en attendant la Noiraude vous souhaite déjà un très bel été !

Manuel, pour la Noiraude

 

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#19e Bière Littéraire de la Noiraude

4 05 2018

À l’approche des beaux jours, la Noiraude trépigne d’impatience dans l’attente de sa traditionnelle Bière Littéraire annuelle. Pour cette dix-neuvième édition, ce ne sera pas un, mais deux invités qui vont passer dans la moulinette à questions de votre vache préférée. Elle accueillera le plus brestois des auteurs de polar, Yvon Coquil, dont le recueil de nouvelles « Métal amer » (ed. Sixto) a marqué les esprits. Yvon Coquil sera au sommaire du prochain recueil du concours de nouvelles noires et policières à paraître en novembre 2018 aux valeureuses éditions de la Gidouille.

L’accompagnera le dessinateur Briac, son compère d’édition dans l’album « Quitter Brest » (édition Sixto), et auteur du superbe « La Nuit Mac Orlan », scénarisé par le non moins brestois Arnaud Le Gouëfflec.

Cette soirée sera aussi l’occasion de vous dévoiler le palmarès 2018 du concours de nouvelles La Noiraude / La Fureur du Noir. Deux bonnes heures ont été nécessaires au jury afin de finaliser la sélection. En témoigne cette photo prise après le match, sur laquelle on ne ressent pas trop la fatigue des participants malgré l’âpreté des débats.

C’est donc une Bière Littéraire sous le signe des ports et de la mer à laquelle vous êtes convié.e.s ce jeudi 24 mai à la Médiathèque de Pordic.

Et le lendemain, le 25, il y aura, toujours à Pordic, à la Ville Robert… l’autre partie de cette double soirée polar.
La suite au prochain numéro !

 

Manuel Le Bars, pour la Noiraude

 





Parole de lauréat(e)s – 10 – Axel Sénéquier

23 03 2018

La Noiraude a été invitée à participer au dossier « La nouvelle française : même pas morte ! » du numéro 129 de la revue « 813 ». Un « tableau d’honneur » d’ex lauréat-e-s du concours co-organisé avec Noir sur la Ville, qui se sont vu édité-e-s par la suite, a été réalisé à cette occasion. C’était donc le moment de leur poser quelques questions et revenir sur leurs expériences respectives.

 

Après Johanna Witek, voici les réponses d’Axel Sénéquier, lauréat en 2009 pour sa nouvelle « Le train de 6h06 » publiée dans le recueil « Tout le monde descend ! ».

 

1 – Au moment de votre publication dans le recueil La Noiraude / Noir sur la Ville, où en étiez vous, dans votre activité d’écriture ?
J’ai été publié dans la Noiraude alors que j’avais déjà 4/5 années de participation à des concours derrière moi. J’ai commencé les concours un peu par hasard: j’ai entendu parler d’un concours, j’y ai participé et je l’ai gagné. A partir de là, je me suis plongé dans le sujet. Jusque là, j’avais écris des romans mais j’étais frustré: beaucoup de temps et d’énergie pour mener à bien un roman, et en contrepartie, des lettres-types des éditeurs pour me refuser. Je n’avais aucun retour constructif sur mon travail ni aucune piste pour progresser. Les concours m’ont apporté cela: des lecteurs, des commentaires sur mes textes, des prix, des rencontres.
La Noiraude était un concours réputé (je ne fais plus de concours depuis 2011, donc je ne suis plus au courant, j’imagine que ça n’a pas bougé). J’ai fait partie des finalistes à ma première participation et des 5 publiés lors de ma deuxième. C’était une vraie reconnaissance (publication avec des auteurs édités) et une belle marche vers la publication en solo.

2 – Aviez-vous une volonté ferme d’écrire du Noir ? Ou du policier ? Ou peu vous importait alors le genre des nouvelles attendues pour les concours en général ?
J’écrivais à la fois des nouvelles contemporaines et des nouvelles noirs/policières. J’aimais bien les 2 genres et je participais et lisais indifféremment les 2 types de nouvelles. Après avoir été publié tout seul, je n’ai plus écrit de noir/polar, une simple histoire d’envie.

3 – Ce concours, comme beaucoup d’autres, est à thème : une contrainte pour vous ?
J’aimais bien les thèmes de la Noiraude. Et j’ai lu plusieurs recueils de textes lauréats. C’était une excellente contrainte. Plus le thème est contraignant, plus l’exercice est riche (contraintes de temps, de longueur, de thèmes…). L’objectif n’était pas de recycler des vieux textes mais bien d’apprendre l’écriture en me forçant à travailler sur des thèmes imposés. Le thème semble parfois scolaire et ressemble à une figure imposée, néanmoins maintenant que j’écris sans contrainte sur les thèmes que je choisis librement et avec la forme que je veux, cela me manque parfois…

4 – Ce concours a-t-il déclenché des envies plus grandes d’écriture chez vous, ou non ?
Non, pas particulièrement. Le premier concours que j’ai gagné a été un déclencheur. Les suivants s’inscrivaient dans un parcours et dans un prolongement. En revanche, les concours m’ont permis de progresser et de jauger mon évolution. Vers la fin de ma participation, j’arrivais à faire partie des nouvelles finalistes ou primées régulièrement. J’ai commencé à accumuler pas mal de publications en recueils collectifs. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de tenter ma chance en édition solo. Les concours de nouvelles ont été mon école d’écriture (un peu comme les courts-métrages pour les réalisateurs). Du moment où j’ai été publié individuellement, j’ai quitté l’univers des concours (c’était un peu comme entrer au collège, stressant et nouveau).

5 – Avez-vous tout de suite essayé de vous lancer dans un roman … si ce n’était pas déjà le cas auparavant…
Non, j’avais essayé le roman auparavant mais j’ai vu que ce n’était pas (encore) mon domaine. Je me suis tourné vers le théâtre.

6 – Continuez-vous à écrire des nouvelles ? Pourquoi ou pourquoi pas (ah ah!)
Non, aujourd’hui, je n’écris plus de nouvelles. Pour de simples questions d’envie: je suis dans une phase où je fais beaucoup de théâtre: écriture, mise en scène, je viens de lancer ma compagnie… De temps en temps, entre deux projets, écrire une nouvelle me démange… Je fonctionne par periodes, peut-être que j’y reviendrai un jour?

 

 

Depuis la publication de « Tout le monde descend ! », Axel Sénéquier a publié « Une heure à tuer » édition du Petit Pavé, 2012 – (Collection Maison Noire (Policier) )

 

Manuel Le Bars pour La Noiraude





Parole de lauréat(e)s – 9 – Johana Witek

18 03 2018

La Noiraude a été invitée à participer au dossier « La nouvelle française : même pas morte ! » du numéro 129 de la revue « 813 ». Un « tableau d’honneur » d’ex lauréat-e-s du concours co-organisé avec Noir sur la Ville, qui se sont vu édité-e-s par la suite, a été réalisé à cette occasion. C’était donc le moment de leur poser quelques questions et revenir sur leurs expériences respectives.

 

Après Emmanuelle Urien, voici les réponses de Johana Witek, lauréate en 2003 pour sa nouvelle « Tu aimeras la vie » publiée dans le recueil « Le 11ème Commandement ».

 

1 – Au moment de votre publication dans le recueil La Noiraude / Noir sur la Ville, où en étiez vous, dans votre activité d’écriture ?
C’était mon premier concours. Cela a été libérateur. Je me suis dit, un peu comme Martin Eden, c’est pour moi alors, moi aussi je peux écrire ! 

2 – Aviez-vous une volonté ferme d’écrire du Noir ? Ou du policier ? Ou peu vous importait alors le genre des nouvelles attendues pour les concours en général ?
Je venais du scénario. J’avais travaillé le noir en ce sens. Je ne suis pas une lectrice de polar,  en revanche je l’aime au cinéma, encore aujourd’hui, j’écris du thriller sans en lire. 

3 – Ce concours, comme beaucoup d’autres, est à thème : une contrainte pour vous ?
Le thème est une invitation, pas une prison. C’est nécessaire au début d’ailleurs de travailler avec des contraintes. Un très bon exercice. 

4 – Ce concours a-t-il déclenché des envies plus grandes d’écriture chez vous, ou non ?
Oui. Cela m’a donné confiance. J’ai poursuivi, j’ai écrit d’autres nouvelles,  gagné d’autres concours, puis je suis passée au roman et à la jeunesse. 

5 – Avez-vous tout de suite essayé de vous lancer dans un roman … si ce n’était pas déjà le cas auparavant…
J’ai d’abord écrit du scénario, puis des nouvelles, puis un et deux romans, puis j’ai découvert la littérature jeunesse. Aujourd’hui, je reviens au roman adulte. L’écriture est un long voyage, un projet amène à une nouvelle envie. Je n’ai jamais eu de rêve d’écriture, j’ai écrit c’est tout et c’est devenu un métier. J’ai écrit de tout, tout le temps, n’importe quoi comme disait Duras et j’ai creusé ma forme, je poursuis encore ma recherche. 

6 – Continuez-vous à écrire des nouvelles ? Pourquoi ou pourquoi pas (ah ah!)
Non. Parce que les éditeurs sont frileux. Parce que les français en lisent peu. Mais j’aime cette forme. J’y reviendrai certainement. 

Et vous pouvez rajouter ce que vous voulez pour votre défense…
Je plaide coupable. Je ne regrette rien. 

Jo Witek - Récit intégral (ou presque) de mon premier baiser

 

Depuis la publication de « Le 11ème Commandement », Johana Witek a publié « Récit intégral (ou presque) de mon premier baiser », édition Seuil, 2009 – (Collection Karactère(s) )

 

Prochaine parole de lauréat => Axel Sénéquier

Justine Richecoeur pour La Noiraude





Parole de lauréat(e)s – 8 – Emmanuelle Urien

13 03 2018

La Noiraude a été invitée à participer au dossier « La nouvelle française : même pas morte ! » du numéro 129 de la revue « 813 ». Un « tableau d’honneur » d’ex lauréat-e-s du concours co-organisé avec Noir sur la Ville, qui se sont vu édité-e-s par la suite, a été réalisé à cette occasion. C’était donc le moment de leur poser quelques questions et revenir sur leurs expériences respectives.

 

Après Serge Reynaud, voici les réponses de Emmanuelle Urien, lauréate en 2005 pour sa nouvelle « Chien méchant » publiée dans le recueil « Mes Chers voisins ».

 

1 – Au moment de votre publication dans le recueil La Noiraude / Noir sur la Ville, où en étiez vous, dans votre activité d’écriture ?
Il me semble qu’à l’époque, je participais déjà à pas mal de concours et que j’en avais gagnés quelques-uns… Mais c’était ma première publication dans un « vrai » livre, merci la Noiraude !

2 – Aviez-vous une volonté ferme d’écrire du Noir ? Ou du policier ? Ou peu vous importait alors le genre des nouvelles attendues pour les concours en général ?
Je ne me suis jamais posé la question du genre quand j’écrivais, mais mes nouvelles sont naturellement noires, sans être policières à proprement parler.

3 – Ce concours, comme beaucoup d’autres, est à thème : une contrainte pour vous ?
Le thème est toujours une contrainte mais, dans l’écriture, je me suis aperçue que les contraintes étaient d’excellents déclencheurs d’inspiration. Dans ce domaine, la liberté absolue peut en effet paralyser.

4 – Ce concours a-t-il déclenché des envies plus grandes d’écriture chez vous, ou non ?
Peut-être pas le concours en lui-même, mais le salon de Lamballe, ses organisateurs, son public et les auteurs, tout ça m’a confortée dans l’idée que l’écriture aboutissait à de belles rencontres. Rien que pour ça…

5 – Avez-vous tout de suite essayé de vous lancer dans un roman … si ce n’était pas déjà le cas auparavant…
J’ai mis un peu de temps avant de passer au roman, à vrai dire (sauf si on compte un galop d’essai de 400 pages complètement raté qui dort dans mes fichiers depuis le siècle dernier). C’était un grand pas à franchir.

6 – Continuez-vous à écrire des nouvelles ? Pourquoi ou pourquoi pas (ah ah!)
Oui, mais moins, et surtout sur commande. Pourquoi ? Parce que je veux écrire un nouveau roman, un quatrième. Je cherche juste un thème imposé…

Emmanuelle Urien - Toute humanité mise à part

 

Depuis la publication de « Mes Chers Voisins », Emmanuelle Urien a publié « Toute humanité mise à part », édition Quadrature, 2006.

 

Prochaine parole de lauréat => Johana Witek

Justine Richecoeur pour La Noiraude





Parole de lauréat(e)s – 7 – Serge Reynaud

8 03 2018

La Noiraude a été invitée à participer au dossier « La nouvelle française : même pas morte ! » du numéro 129 de la revue « 813 ». Un « tableau d’honneur » d’ex lauréat-e-s du concours co-organisé avec Noir sur la Ville, qui se sont vu édité-e-s par la suite, a été réalisé à cette occasion. C’était donc le moment de leur poser quelques questions et revenir sur leurs expériences respectives.

 

Après Gaëlle Pingault, voici les réponses de Serge Reynaud, lauréat en 2009 pour sa nouvelle « La Tête au carré » publiée dans le recueil « Tout le monde descend ! ».

 

1 – Au moment de votre publication dans le recueil La Noiraude / Noir sur la Ville, où en étiez vous, dans votre activité d’écriture ?
LA NOIRAUDE, c’était ma toute première participation à un concours de nouvelles.

2 – Aviez-vous une volonté ferme d’écrire du Noir ? Ou du policier ? Ou peu vous importait alors le genre des nouvelles attendues pour les concours en général ?
Ce qui m’intéressait, c’était la nouvelle et ses codes. Du noir ? Encore mieux, vu que je ne lis pratiquement que ça !

3 – Ce concours, comme beaucoup d’autres, est à thème : une contrainte pour vous ?
La contrainte, chez moi, c’est l’essence de la création. Quelle originalité…

4 – Ce concours a-t-il déclenché des envies plus grandes d’écriture chez vous, ou non ?
J’ai écrit cette nouvelle alors que je mettais la dernière main à un manuscrit d’histoires courtes. J’ai reçu les résultats du concours de nouvelles et l’acceptation d’un éditeur dans la même semaine !

5 – Avez-vous tout de suite essayé de vous lancer dans un roman … si ce n’était pas déjà le cas auparavant…
J’ai essayé depuis, sans grande réussite à ce jour. Le processus d’écriture, la création d’une histoire, le peaufinage des dialogues, la construction d’un rythme, tout cela me passionne.

6 – Continuez-vous à écrire des nouvelles ? Pourquoi ou pourquoi pas (ah ah!)
Je participe toujours à des concours de nouvelles, sans JAMAIS gagner. Je suis un spécialiste des deuxième et troisième places, ce qui ne me vexe plus. Du tout. D’ailleurs, je n’en parle jamais. Deuxième, troisième, premier, tout ça c’est pareil. Jamais j’en parle. Jamais jamais.

Serge Reynaud - Chroniques de la main courante

 

Depuis la publication de « Le 11ème Commandement », Serge Reynaud a publié « Chroniques de la main courante », édition Nouvelles François Bourin, 2010.
Prochaine parole de lauréat => Emmanuelle Urien

Justine Richecoeur pour La Noiraude





Parole de lauréat(e)s – 6 – Gaëlle Pingault

3 03 2018

La Noiraude a été invitée à participer au dossier « La nouvelle française : même pas morte ! » du numéro 129 de la revue « 813 ». Un « tableau d’honneur » d’ex lauréat-e-s du concours co-organisé avec Noir sur la Ville, qui se sont vu édité-e-s par la suite, a été réalisé à cette occasion. C’était donc le moment de leur poser quelques questions et revenir sur leurs expériences respectives.

 

Après Perrine Le Querrec, voici les réponses de Gaëlle Pingault, lauréate en 2003 pour sa nouvelle « Tu ne te fieras pas aux apparences » publiée dans le recueil « Le 11ème Commandement ».

 

1 – Au moment de votre publication dans le recueil La Noiraude / Noir sur la Ville, où en étiez vous, dans votre activité d’écriture ?
C’était en plein dans ma période « concours », en effet. J’en faisais régulièrement, depuis déjà quelques années, et globalement, ahem, je les perdais. Et puis une fois de temps en temps, il advenait une sélection ou un joli prix. Ma publication dans le « onzième commandement » est l’un des plus jolis prix jamais reçus (et je ne le dis même pas pour faire genre, c’est juste parce que c’est vrai. Je garde un souvenir incroyablement joyeux et festif de tout ça).

2 – Aviez-vous une volonté ferme d’écrire du Noir ? Ou du policier ? Ou peu vous importait alors le genre des nouvelles attendues pour les concours en général ?
J’avais la ferme volonté de m’amuser, voilà le fin mot de l’histoire (qui n’a d’ailleurs pas tellement changé, un paquet d’années plus tard). Donc ce n’est pas que « peu m’importait » le genre des nouvelles attendues pour les concours, c’est que j’aimais passer d’un genre à l’autre en fonction des exigences, des sujets, et de mon humeur. Le noir faisait partie de ce terrain de jeu. Changer de niveau de langue, de style, de genre, voir si j’y arriverais…

3 – Ce concours, comme beaucoup d’autres, est à thème : une contrainte pour vous ?
Oui, c’en était une. Et comme chacun sait que la contrainte est créatrice, c’était donc une bonne chose (et toc) !

4 – Ce concours a-t-il déclenché des envies plus grandes d’écriture chez vous, ou non ?
Je suis du genre diesel, comme fille. Je suis lente. Les « plus grandes envies » je les avais déjà avant, et elles ont continué à grandir encore après. Mais il m’a fallu du temps pour me dire qu’il fallait peut-être que je leur laisse une place/une chance, plutôt que de finir bien vieille, au soir à la chandelle, en ayant des regrets (surtout que je ne suis pas fan-fan de Ronsard, en fait). Le onzième commandement, c’était en 2003. Mon premier recueil publié, c’était en 2008. Bon, 5 ans, c’est pas si terrible non plus, à l’échelle temporelle de l’édition…

5 – Avez-vous tout de suite essayé de vous lancer dans un roman … si ce n’était pas déjà le cas auparavant…
Non. J’ai continué sur le genre « nouvelles », parce que je l’aime et qu’il correspondait clairement à ma « foulée » à ce moment-là (moment qui a d’ailleurs duré). Mon premier roman est paru en ce mois de septembre 2017, c’est dire si j’ai mis un peu de temps à aborder le format « long ». Et ce n’est pas parce que je me suis risquée à écrire un roman que je n’écrirai plus de nouvelles.

6 – Continuez-vous à écrire des nouvelles ? Pourquoi ou pourquoi pas (ah ah!)
Farpaitement ! (4 recueils parus chez Quadrature, entre 2008 et 2017, et diverses participations à des collectifs, je crois qu’on peut dire que j’ai continué… !). Pourquoi ? Parce que j’aime ça et que je suis une sale gosse qui fait-fait-fait c’qui lui plait-plait-plait. Et parce que vraiment, j’adore le travail de funambule de la nouvelle : dire et ne pas dire, en même temps, au juste dosage… J’adore chercher cette harmonie en écriture.

Et vous pouvez rajouter ce que vous voulez pour votre défense…
Merci à tous pour cette aventure un peu folle, je garde un souvenir assez joyeusement fou de la bière littéraire d’annonce des résultats, avec Thierry Crifo et Christophe Mager, ainsi que du festival. Presque 15 ans après, ça reste un souvenir vivant, riant, motivant, pétillant et autres trucs sympas en –ant (donc pas « chiant »).

Gaëlle Pingault - On n'est jamais préparé à ça

 

Depuis la publication de « Le 11ème Commandement », Gaëlle Pingault a publié « On n’est jamais préparé à ça », édition Quadrature, 2008 ainsi que « Il n’y a pas d’internet au paradis », édition du Jasmin, 2017 – (Collection Jasmin littérature).

 

Prochaine parole de lauréat => Serge Reynaud

Justine Richecoeur pour La Noiraude